Chaque rentrée scolaire a longtemps été une épreuve pour moi.
Aujourd’hui encore, lorsque je sens approcher la fin de l’été, il m’arrive de repenser à cette petite fille de six ans qui voyait son monde basculer.
Cette année-là, mes parents ont divorcé. Du jour au lendemain, j’ai été séparée d’une partie de ma famille. Au même moment, je faisais mes premiers pas à l’école. Très vite, je suis devenue cette enfant avec la clé de la maison autour du cou, qui rentrait seule après les cours et attendait le retour de sa mère jusqu’à 17 heures.
À l’époque, je ne comprenais évidemment pas ce qui se jouait en moi. Je savais seulement qu’à chaque début d’année scolaire, une angoisse immense envahissait tout mon être. Mon ventre se nouait, mon cœur s’emballait, et l’école représentait bien plus qu’un lieu d’apprentissage : elle était devenue le symbole d’une période où tout avait changé.
Pendant plus de vingt ans, j’ai détesté l’école. Je pensais que cette angoisse faisait simplement partie de ma personnalité.
Aujourd’hui, avec le recul, tout cela me paraît beaucoup plus clair.
Mes formations en éducation spécialisée, en kinésiologie, en hypnose ericksonienne et en coaching d’études m’ont permis de comprendre ce que mon corps essayait d’exprimer depuis toutes ces années. J’ai découvert que derrière l’anxiété se cachent souvent des expériences de vie, des émotions restées en suspens, des mécanismes de protection qui ont eu leur utilité à un moment donné, mais qui continuent parfois à s’exprimer bien longtemps après.
Pour parvenir à apaiser ces blessures, il m’a fallu presque la moitié de ma vie.
Si je partage aujourd’hui cette histoire, ce n’est pas parce qu’elle est exceptionnelle. C’est tout le contraire. Beaucoup d’enfants, d’adolescents et d’adultes portent en eux des expériences qui continuent d’influencer leurs réactions, parfois sans qu’ils en aient conscience.
Mon métier est né de ce chemin.
Aujourd’hui, j’accompagne des enfants, des adolescents, des étudiants et des adultes qui souhaitent retrouver plus de sérénité, dépasser leurs blocages et atteindre leurs objectifs. Mon souhait est de leur permettre d’emprunter un chemin plus court que celui que j’ai moi-même parcouru, afin qu’ils puissent accéder plus rapidement à un mieux-être durable.
Pourquoi le début de l’année scolaire réveille-t-il autant d’anxiété ?
La rentrée est souvent présentée comme un nouveau départ. Pourtant, pour beaucoup, elle représente surtout une période où la pression augmente.
Les étudiants pensent aux examens à venir. Les enfants découvrent une nouvelle classe ou un nouvel enseignant. Les parents jonglent entre les horaires, l’organisation familiale et leurs propres responsabilités professionnelles.
À cela s’ajoutent les attentes que nous nous imposons : réussir, être performant, s’adapter rapidement, ne pas montrer ses difficultés.
Dans ce contexte, ressentir de l’anxiété est une réaction profondément humaine. Ce n’est ni une faiblesse ni un manque de volonté. C’est un signal.
La question n’est donc pas : « Comment supprimer cette anxiété ? » mais plutôt : « Que cherche-t-elle à me dire ? »
Lorsque le corps prend la parole : le regard de la kinésiologie
Notre corps possède une mémoire extraordinaire.
Il garde la trace des événements marquants, des émotions que nous n’avons pas toujours pu exprimer et des stress accumulés au fil du temps.
Les tensions musculaires, la respiration courte, les troubles du sommeil, les difficultés de concentration ou encore cette sensation permanente d’être « sous pression » sont parfois les manifestations d’un déséquilibre plus profond.
En kinésiologie, nous cherchons à écouter ces messages plutôt qu’à les faire taire. En identifiant les sources de stress et en réactivant les ressources naturelles de la personne, le corps retrouve progressivement un nouvel équilibre.
Retrouver de la souplesse grâce à l’hypnose ericksonienne
L’anxiété nous enferme souvent dans un scénario d’anticipation.
Notre esprit imagine le pire, rejoue les échecs passés et oublie les ressources dont nous disposons déjà.
L’hypnose ericksonienne permet d’accéder à cet espace intérieur où le changement devient possible. Elle aide à apaiser le dialogue mental, à modifier progressivement certaines réactions automatiques et à renforcer la confiance en soi.
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Le marin ne contrôle pas le vent. En revanche, il peut apprendre à ajuster ses voiles. L’hypnose nous aide justement à retrouver cette capacité d’adaptation lorsque les circonstances deviennent plus difficiles.
Et si cette rentrée était différente ?
Une nouvelle année scolaire n’exige pas une nouvelle version parfaite de vous-même.
Elle peut simplement être l’occasion d’apprendre à mieux écouter votre corps, à accueillir vos émotions avec bienveillance et à avancer, un pas après l’autre, vers les objectifs qui ont du sens pour vous.
L’anxiété n’est pas un ennemi à combattre. Elle est souvent un message. Lorsqu’on prend le temps de l’écouter et de la comprendre, elle peut devenir le point de départ d’un véritable changement.
Et si cette rentrée était l’occasion, non pas d’en faire toujours plus, mais de prendre enfin soin de vous ?
Diana Balestra Campos
Thérapeute en kinésiologie agréée ASCA
Tél 076 370 14 10
Rue du Bachet, 8
1212 Grand-Lancy
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